5 bonnes raisons de randonner sous la pluie

Chez Bon Air Club, on a une thĂ©orie : un week-end rĂ©ussi n’est pas une question de mĂ©tĂ©o, c’est une affaire d’Ă©tat d’esprit. La pluie ? Une excuse pour ralentir. Le froid ? Un stimulant. La brume ? Un dĂ©cor de cinĂ©ma. On vous donne 5 raisons de profiter de la nature en toute saison !

La pluie a mauvaise rĂ©putation. Elle annule les plans, trempe les chaussures, fait gonfler les cheveux… Alors on checke la mĂ©tĂ©o une semaine avant de partir. Puis trois jours avant. Puis la veille. Si l’icĂ´ne pluie apparaĂ®t, on commence Ă  stresser. Si elle persiste, on envisage d’annuler.

D’oĂą vient cette obsession ? En partie des rĂ©seaux sociaux. Un week-end nature rĂ©ussi, sur Instagram, c’est des lunettes de soleil, un ciel bleu, une lumière dorĂ©e. Pas de capuche relevĂ©e, pas de gouttes sur l’objectif. RĂ©sultat : on associe inconsciemment « beau temps » et « bonne expĂ©rience ». Sauf que la vraie vie ne ressemble pas Ă  une story.

Il y a aussi un hĂ©ritage culturel. Sous nos latitudes, le mauvais temps = rester dedans. Dans les pays nordiques, c’est l’inverse : on sort justement parce qu’il fait froid ou qu’il pleut. Les SuĂ©dois ont mĂŞme une expression : « Il n’y a pas de mauvais temps, que de mauvais vĂŞtements. » Et ils l’appliquent vraiment.

Au Bon Air Club, on prĂ©fère dire « Qui trop Ă©coute la mĂ©tĂ©o, reste au bistro » – un dicton probablement breton – tout en nous inspirant de nos cousins du Nord. Pour nous, un week-end rĂ©ussi, c’est juste un week-end oĂą on est dehors, point. Qu’il vente ou qu’il pleuve, et en toute saison. Pas d’inquiĂ©tude, on a bossĂ© notre argumentaire pour vous convaincre !

1. La nature est plus belle sous la pluie

Sortir sous la pluie, dans la neige ou par temps brumeux, c’est dĂ©couvrir une autre forĂŞt. Une forĂŞt qui sent la terre mouillĂ©e, l’humus, les champignons une fois la pluie passĂ©e. Cette odeur si particulière a un nom : le pĂ©trichor – mot compte triple au prochain bivouac. Les ruisseaux gonflent et font un bruit d’enfer. Les couleurs explosent : le vert des mousses devient fluo, l’orange des feuilles mortes sature, les rochers prennent des reflets argentĂ©s. En hiver, quand le givre recouvre les branches, la forĂŞt devient un dĂ©cor de conte de fĂ©es. Pas besoin d’aller en Laponie : les Alpes Mancelles en hiver, c’est dĂ©jĂ  magique.

Les photographes le savent : les meilleures lumières arrivent entre deux averses, quand le soleil perce Ă  travers les nuages. Ces quinze minutes valent toutes les journĂ©es de ciel bleu. Les rayons de soleil qui transpercent les feuillages mouillĂ©s, les reflets dans les flaques, les jeux d’ombre et de lumière Ă  travers la brume, les arcs-en-ciel : autant de moments impossibles Ă  admirer par beau temps. La nature ne se vit pas qu’entre 20 et 30 degrĂ©s, et c’est souvent hors-saison qu’elle montre son plus beau visage.

photos avec des goutelettes dessus lors d’une journée pluvieuse

Photo : Unsplash

2. C’est bon pour la santé

Partir Ă  vĂ©lo un matin de dĂ©cembre, quand l’air pique les joues et qu’on voit son souffle perler, ça a une saveur particulière. Le corps se rĂ©veille diffĂ©remment, les sensations sont plus affĂ»tĂ©es. Ce n’est pas juste une impression : le froid stimule, c’est prouvĂ©. Les Scandinaves – encore eux – ont compris ça depuis longtemps. En Norvège, en Suède, au Danemark, on met parfois les bĂ©bĂ©s dehors pour la sieste, mĂŞme par -5 degrĂ©s. RĂ©sultat ? Meilleur sommeil et système immunitaire renforcĂ©. L’exposition au froid active la circulation sanguine, renforce le système cardiovasculaire et amĂ©liore la rĂ©cupĂ©ration. C’est bien pour ça que les athlètes plongent dans des bains glacĂ©s après l’effort ! Bonne nouvelle : une petite balade par temps froid suffit Ă  activer ces mĂ©canismes.

Le froid amĂ©liore aussi l’esprit. L’air vif rĂ©veille, chasse la fatigue. Et puis, impossible de rester prisonniers de vos pensĂ©es quand le vent souffle et que les doigts commencent Ă  sacrĂ©ment picoter, cramponnĂ©s aux poignĂ©es du VTT. Sortir par “mauvais” temps, c’est un rappel immĂ©diat Ă  l’instant prĂ©sent. Cerise sur le gâteau : l’odeur de la pluie active le système limbique, la zone du cerveau liĂ©e aux Ă©motions et Ă  la mĂ©moire, et dĂ©clenche une dose de dopamine plus efficace qu’un like sur votre dernière photo Instagram. Du bonheur, on vous dit !

3. Ça pousse à ralentir

La pluie et le vent obligent tout de mĂŞme Ă  s’adapter et il n’est pas question ici de vous mettre en difficultĂ©. Peut-ĂŞtre qu’en effet, vous ne parcourrez pas les 25 kilomètres annoncĂ©s. Mais c’est justement lĂ  que ça devient intĂ©ressant. Car en acceptant de faire moins, vous pourriez surtout faire mieux, en prenant le temps de regarder la nature diffĂ©remment. Observer les animaux qui sortent plus facilement par temps couvert. Les chevreuils en lisière, les traces fraĂ®ches dans la boue, le sol humide remuĂ© par un sanglier. Ça peut ĂŞtre le moment idĂ©al pour s’essayer Ă  la photo animalière, quand personne d’autre n’est lĂ  pour faire fuir les bĂŞtes. Vous aurez aussi tout le temps de ramasser des champignons : partir Ă  la cueillette après une averse d’automne, c’est l’assurance de rentrer le panier garni.

Vous ferez des choses qu’on ne fait jamais par beau temps, comme une bataille de boules de neige – évidemment. Sauter dans les flaques comme un gamin de cinq ans. Regarder la brume monter de la rivière au petit matin. Observer les nuages qui changent au rythme du vent. Écouter le bruit de la pluie selon les surfaces : sur les feuilles, sur le toit de la cabane, sur l’eau du ruisseau. Vous dĂ©couvrirez que les sons portent diffĂ©remment selon le temps. Des moments rendus possibles uniquement parce que la mĂ©tĂ©o aura changĂ© vos plans.

une paire de pieds humides dans la forĂŞt un jour de pluie

Photo : Unsplash

4. Ça crée des souvenirs plus forts

Il y a une règle simple : on se souvient des sorties oĂą il s’est passĂ© quelque chose de particulier. Pas forcĂ©ment un exploit, juste un moment qui sort de l’ordinaire. Quelque chose qui n’était pas au programme initial, une rencontre, une erreur d’itinĂ©raire… Et le “mauvais” temps crĂ©e davantage ces moments-lĂ , justement.

On fait le pari : dans dix ans, vous vous souviendrez encore du trail oĂą vous aurez galĂ©rĂ© dans la montĂ©e en plissant les yeux sous l’averse, ri en glissant dans la descente, bu un grand mug de thĂ© chaud en rentrant, les vĂŞtements fumants près du radiateur. Vous n’oublierez jamais cette sortie VTT qui ressemblait un peu Ă  une session de surf, oĂą l’eau s’est infiltrĂ©e jusque dans vos chaussettes et d’autres recoins que l’on gardera secrets. Les galères, ça forge le caractère, mais surtout les souvenirs. La quinzième balade en conditions optimales ? DĂ©jĂ  oubliĂ©e, fondue dans la masse des autres journĂ©es ensoleillĂ©es. Nous, on le dit haut et fort : vive la nuance et les aspĂ©ritĂ©s d’une sortie “mĂ©tĂ©o variable” !

Un randonneur contemplant un lac lors d’une journée pluvieuse

Photo : Unsplash

5. C’est encore meilleur de rentrer

Courir sous une mĂ©tĂ©o humide, puis pousser la porte de la cabane et sentir la chaleur vous envelopper d’un coup : voilĂ  un contraste qui vaut tous les après-midis Ă  bronzer sur un transat. C’est un choc sensoriel, une rĂ©compense immĂ©diate. Et avouons-le : une sacrĂ©e motivation pour sortir par “mauvais” temps. Certains plaisirs sont bien plus intenses dans ces moments : un feu de cheminĂ©e qui crĂ©pite, un chocolat chaud qu’on enserre de nos mains glacĂ©es, un bon repas partagé… Et pourquoi pas un sauna ? Chez Bon Air Club, on vous promet tout ça.

Et si vraiment il pleut des trombes, que la tempĂŞte gronde et qu’on n’a pas envie de sortir ? Un matin gris, ça peut aussi ĂŞtre le feu vert pour traĂ®ner au lit sans culpabilitĂ©. Finir son cafĂ© tranquillement en Ă©coutant la pluie tambouriner sur le toit. Lire trois chapitres d’affilĂ©e, jouer aux cartes, discuter, regarder les gouttes tomber, ne rien faire, profiter. Bien au chaud dans une cabane du Bon Air Club, c’est dĂ©jĂ  l’Ă©vasion !

Famille regardant une carte pour préparer sa prochaine rando

Photo â“’ Fanny Retailleau

Hors saison ? Bonne saison.

Le Bon Air Club est ouvert toute l’annĂ©e. Pas juste en juillet. RĂ©server un jeudi pour le samedi suivant ? D’autant plus facile en novembre ou en fĂ©vrier. Routes dĂ©sertes, sentiers rien que pour vous, personne devant ni derrière, et des tarifs hors-saison… Le sauna est chaud, le feu est allumĂ© dans la cheminĂ©e, le goĂ»ter est prĂŞt. Emportez chaussures Ă©tanches et K-way : on s’occupe du reste.

Nous en sommes convaincus : le vrai luxe, aujourd’hui, ce n’est plus le soleil garanti et la photo Instagram parfaite qui va avec. C’est accepter l’imprĂ©vu et la spontanĂ©itĂ©, lâcher du lest et se laisser surprendre. Et ça commence par lĂ  : arrĂŞter de stresser devant son appli et de simplement accepter que la mĂ©tĂ©o parfaite n’existe pas. Ou alors elle existe 365 jours par an : il suffit de changer de lunettes.

3 mars 2026

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